Séance du 26 novembre 1994, citation 14

(F) Exact. Quand on regarde autour de soi, qu’on voit les gens ordinaires, ils semblent simplement vivre leur vie et adorer se vautrer dans la matérialité. Ces gens n’ont pas l’air de souffrir autant.

(L) Apparemment, les Lizzies s’intéressent à deux catégories de personnes : les très faibles, qu’ils enlèvent pour les consommer ou s’en servir comme cobayes, et ceux qui ont un potentiel de force et de positivité.

(F) Pour donner un exemple, ceux qu’ils n’attaquent pas sont déjà sous leur coupe, donc ils n’ont pas besoin de s’occuper d’eux. Mais ceux qui ont le potentiel de dépasser l’orientation Service de Soi sont une menace. Et si tu regardes la plupart des gens qui « réussissent » dans ce monde, ce sont ceux qui sont généralement le plus violemment au service d’eux-mêmes.

(T) Très vrai.

(J) C’est comme ça.

(L) Et combien de fois a-t-on entendu ces maîtres « new age » dire : « Si vous avez l’impression que les gens qui possèdent des biens matériels sont négatifs, alors c’est ce que vous vous attirez et vous devrez vous concentrer encore plus sur la prospérité ». C’est une manière détournée de promouvoir la philosophie du Service de Soi. Ce n’est pas mal de posséder des choses, l’argent n’est pas mauvais, ce qui l’est c’est de se focaliser dessus envers et contre l’altruisme.

(T) Je voudrais vous raconter une petite histoire. Un gars pour lequel je travaille est un « chrétien né de nouveau ». Né de nouveau depuis seulement un an et demi. C’est son dada. Il recherche une hygiène de vie. Un jour, il a balayé d’un revers de la main la métaphysique et les philosophies New Age en général en disant : « Le New Age ! C’est l’œuvre du diable ! » Il n’a aucune idée de ce que c’est, mais il coupe court à tout ça parce que quelqu’un lui a dit de le faire et que ça fait partie de l’hygiène de vie. Je lui ai demandé d’où il tenait ça. Il a répondu : « C’est dans la Bible ». J’ai dit : « Ça veut dire quoi, c’est dans la Bible ? » Il a répondu : « Eh bien, c’est dans les livres ». Donc je lui ai demandé : « D’où viennent ces livres ? Certains ont été écrits il y a des centaines d’années, et les livres du Nouveau Testament ont été écrits des centaines d’années après la vie du Christ, donc, après les faits. »

Alors il a répondu : « Tu vois, ceux qui ont écrit la Bible ne l’ont pas réellement écrite, ils l’ont reçue du Saint-Esprit ». J’ai dit d’accord, je peux avaler ça. Le Saint-Esprit a écrit la Bible. Je peux l’admettre. Parfait. Je lui demande : « Comment savent-ils qu’il s’agissait du Saint-Esprit ? » Et je pose seulement une question, je ne le rabaisse pas. Alors, il rétorque : « Les livres disent que le Saint-Esprit est descendu et l’a fait, et puisque c’est dans le livre, ça doit être vrai ». J’ai répondu : « Attends une minute. Le Saint-Esprit est descendu et a écrit ces livres par l’intermédiaire de ces gens, leur a donné ces informations et les a aidés à le faire, et a écrit dans le livre que c’est le Saint-Esprit qui l’a fait. Donc, c’est vrai parce que celui qui a apporté ces informations a dit qu’il les avait apportées. Mais à un tout autre niveau, le Saint-Esprit a transmis ces informations à ces gens qui n’ont pas écrit les livres, alors n’ont-ils pas “canalisé” ces livres ? » Et là, il a eu un moment d’arrêt du style « Mince, je n’avais jamais vu ça sous cet angle ».

Et j’ai continué : « Tu viens juste de dire que tout ça c’était le diable, le New Age, le paranormal, les ovnis, les Rolling Stones… » Alors il a réfléchi une minute et il a répondu : « Mais là ça va. C’était le “bon” canal ! » Et j’ai dit : « Attends une minute ! Ralentis ! Rentre chez toi et réfléchis-y pendant quelques jours. Ces livres dans lesquels tu places ta foi, dont tu ne sais pas d’où ils viennent, ont été canalisés par des moyens que tu dis être l’œuvre du diable si n’importe qui d’autre les utilise. Et ta seule raison pour les accepter, c’est parce que dans ces livres, il est dit qu’ils sont l’œuvre du Saint-Esprit, mais c’est le Saint-Esprit qui leur a dit de le faire. »

(F) Et c’est le Saint-Esprit qui leur a dit que c’était le Saint-Esprit.

(T) Oui, exactement ! Je lui ai dit : « Penses-y. Réfléchis à ce que tu dis. » Mais il ne le voit pas.

(L) C’est de l’hypnose.

(T) Et il recherche une hygiène de vie. Il raconte : « J’ai entendu ce super groupe l’autre jour, c’est un groupe chrétien ». Et quelques jours plus tard : « Hé, as-tu entendu untel ou untel, ce sont des groupes chrétiens ». J’ai répondu : « La vache, James, tu connais de bons groupes musulmans ? » Je lui ai dit que j’aimais bien Garrison Keilor et il m’a dit que c’était une émission chrétienne. Je lui ai demandé d’où il tenait ça et il a répondu : « Mon pasteur a dit que ça l’était parce qu’il est du Minnesota ! »

(F) Eh bien, cela soulève deux points. Le premier c’est cette pensée circulaire et cette idée de suivre ce que les autres disent, ou ce qui a été écrit, sans rien remettre en question. On n’est pas censé penser. Et le second, cette source a dit un jouR : « Ne prenez rien pour argent comptant, y compris ceci ». Une partie de la lumière de la connaissance, c’est qu’on sera toujours ouvert à de nouvelles informations.

(L) C’est la parabole des talents. J’insiste souvent sur celle-là, et un de ces jours, j’écrirai une petite monographie sur les paraboles de Jésus. La parabole des talents est introduite par la phrase : « Le Royaume des cieux ressemble à ceci : Un homme part en voyage… » et il appelle ses trois serviteurs et donne à chacun un certain nombre de talents. Les talents représentent la connaissance. Deux des serviteurs investissent leurs talents. Ils veulent prendre des risques et se défaire de ce qu’ils ont reçu pour en obtenir plus. Le troisième a peur de perdre le peu qu’il a et enterre son talent. Donc, les deux premiers ont accru leur connaissance en renonçant à leurs biens et en recevant plus. Le maître revient et les deux serviteurs lui montrent comment ils ont fait fortune sur le marché, et le maître est ravi. Mais le serviteur qui avait enterré son talent dit :  « Maître, je le savais : tu es un homme dur, tu récoltes où tu n’as pas semé. J’ai eu peur… » Et le maître le jette dehors dans la nuit. Mais souvenez-vous bien qu’on parle de connaissance. Il a pris son petit bout de connaissance, il s’est fermé et s’est accroché à ce petit bout de toutes ses forces…

(F) Encore une autre démonstration du Service de Soi. Il l’a enterré pour le conserver au lieu de le partager. On l’observe continuellement toujours et encore. Tout le monde à son unique petit talent et l’enterre comme si sa vie en dépendait.